Conseils express
- Visez environ deux heures de temps au vert par semaine.
- Répartissez-le comme bon vous semble : marches longues ou courtes, tout compte.
- Laissez parfois le casque de côté et contentez-vous d'écouter.
Repensez à la dernière fois que vous êtes allé marcher dans un endroit verdoyant. Un parc, un sentier, un chemin au bord de l'eau. Vous ne cherchiez probablement pas à régler quoi que ce soit. Vous y êtes simplement allé. Et quelque part en chemin, sans l'avoir décidé, vos épaules sont retombées et le nœud serré de la journée s'est un peu desserré. Vous êtes rentré en vous sentant légèrement différent de la personne qui était partie.
Ce changement est réel, et il a été mesuré. Il y a quelque chose dans le fait de faire bouger son corps à travers un lieu naturel qui apaise le système nerveux d'une manière que rester à l'intérieur, même en faisant le même exercice, n'égale pas tout à fait.
Ce que le vert vous fait
Quand vous passez du temps entouré d'arbres, d'eau et de ciel ouvert, votre corps a tendance à relâcher ses réglages de stress. Des études ont relevé des taux plus bas de cortisol, la principale hormone du stress, ainsi qu'un rythme cardiaque plus lent et une tension artérielle plus douce, après du temps passé à marcher dans un cadre naturel par rapport à un environnement urbain agité. Votre attention souffle aussi un peu. L'effort constant et de faible intensité de la vie en ville, la circulation, les écrans, le bruit à filtrer, demande à votre cerveau de se concentrer toute la journée. Un cadre naturel laisse cette partie fatiguée de votre esprit se reposer, car des choses douces et peu exigeantes comme le chant des oiseaux et le mouvement des feuilles retiennent votre attention sans l'épuiser.
La marche compte autant que le décor. Le mouvement et la nature aident chacun de leur côté, mais ensemble ils semblent faire davantage que l'un ou l'autre seul. Vous offrez à votre corps ce pour quoi il a été conçu, se déplacer à travers le monde, dans le genre d'endroit où il a été conçu pour le faire.
Le chiffre qui vaut la peine d'être connu
Ce qui est encourageant, c'est combien peu il en faut. Une vaste étude publiée en 2019, portant sur près de vingt mille personnes, a révélé que celles qui passaient au moins 120 minutes par semaine dans la nature étaient nettement plus susceptibles de déclarer une bonne santé et un sentiment de bien-être que celles qui n'en passaient aucune. En dessous de ce seuil de deux heures, le bénéfice n'apparaissait pas vraiment. Au-dessus, il se maintenait.
Voici le détail le plus rassurant. Peu importait la façon dont vous obteniez vos deux heures. Une longue balade le dimanche fonctionnait tout aussi bien que plusieurs courtes marches réparties sur la semaine. Vous n'avez donc pas besoin d'un week-end libre ni d'un parc national. Il vous faut environ dix-sept minutes par jour, ou deux marches d'une demi-heure, dans n'importe quel coin de verdure à votre portée.
En faire quelque chose d'ordinaire
Le but est de tisser cela dans la vie que vous avez déjà, et non d'ajouter un projet ambitieux de plus que vous culpabiliserez de sauter. Quelques façons de faire tenir l'habitude :
- Rattachez-le à quelque chose que vous faites déjà. Prenez un appel de travail en marchant le long d'un pâté de maisons bordé d'arbres. Garez-vous au bout du parking et traversez la bande verte. Rentrez par le chemin le plus long.
- Laissez-la être lente. Ce n'est pas une séance d'entraînement qu'il faut endurer. Flâner compte. L'idée est d'être dehors et en mouvement, pas de tenir un rythme.
- Laissez parfois le casque de côté. Une partie de ce qui vous remet d'aplomb, c'est d'entendre le lieu lui-même, le vent, les oiseaux, vos propres pas. Laissez le monde être la bande-son de temps en temps.
- Abaissez la barre de ce qui compte. Un parc de ville un peu négligé, une rangée d'arbres en bordure de rue, un jardin partagé, un sentier le long d'un canal de drainage avec quelques herbes folles et des canards. Ça n'a pas besoin d'être beau pour faire du bien.
Rien de tout cela ne vous demande grand-chose, et c'est précisément pourquoi ça marche. Vous n'avez pas besoin d'être en forme. Vous n'avez besoin d'aucun équipement. Vous avez juste à sortir et à mettre un pied devant l'autre pendant un moment.
Une note tout en douceur
Une marche dans le parc fait du bien à presque tout le monde, et elle se marie bien avec le reste du soin que vous prenez de vous. Ce n'est pas pour autant un traitement contre la dépression ou un trouble anxieux, et ce n'est pas censé l'être. Si votre moral en berne ou votre inquiétude pèse lourd, dure depuis des jours, ou rend difficile la gestion de la vie ordinaire, n'hésitez pas à vous tourner vers un médecin ou un thérapeute. Le temps passé dehors peut accompagner ces soins et rendre les passages difficiles un peu plus supportables. Il ne devrait simplement pas avoir à en porter tout le poids tout seul. Si vous avez un problème de santé qui affecte votre marche, vérifiez avec votre médecin ce qui vous convient, puis allez trouver un peu de verdure et avancez à votre rythme.
Sources
- Scientific Reports (Nature) / NIH PMC, Spending at least 120 minutes a week in nature is associated with good health and wellbeing
- Harvard Health Publishing, Sour mood getting you down? Get back to nature
- American Psychological Association, Nurtured by nature